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La série · Méthode

Notre méthode : sources, reconstitutions et corrections

Publié le 20 octobre 2026 · Revu le 28 octobre 2026 · 5 min de lecture

Chaque épisode de MATERIUM s'appuie sur au moins dix sources lues en entier, dont trois primaires (jugements, actes d'accusation, communiqués officiels ou documents de l'escroquerie elle-même), et aucun chiffre sensible n'entre dans le scénario sans deux sources indépendantes ou une source primaire. Ce qui apparaît à l'écran est toujours signalé : « ARCHIVE RÉELLE » si c'est authentique, « RECONSTITUTION » si c'est reconstruit. Si vous repérez une erreur, écrivez-nous à info@materium.tv.

Quelles sources utilisons-nous, et dans quel ordre de confiance ?

Avant d'écrire une seule ligne de scénario, l'enquête sur chaque affaire doit franchir une porte : notre standard d'enquête approfondie. Il exige au minimum :

  • Dix sources lues, pas des résumés. Lues dans l'original et, pour au moins l'une d'elles, dans la langue du pays de l'affaire : la presse française pour Lustig, la presse espagnole pour Baldomera Larra, la presse russe pour Mavrodi.
  • Trois sources primaires ou plus. Un jugement ou une pièce judiciaire, un communiqué du parquet ou de la police, un registre public, une déclaration originale ou un document de l'escroquerie (un prospectus, une obligation, un contrat).
  • Un ordre de priorité clair. D'abord, les documents officiels : tribunaux, Département de la Justice et SEC aux États-Unis, CENDOJ (la base de jurisprudence) en Espagne. Ensuite, les archives de presse de l'époque, comme Gallica à la Bibliothèque nationale de France, la Hemeroteca Digital de la Bibliothèque nationale d'Espagne, Chronicling America aux États-Unis ou le portail de presse de la Deutsche Digitale Bibliothek. Puis les ouvrages de référence et la presse de qualité. Les encyclopédies, Wikipédia comprise, servent d'appui, jamais de source unique.

Comment séparons-nous les faits de la légende ?

Chaque donnée de l'enquête reçoit une étiquette, et cette étiquette décide de la façon dont elle est racontée :

  1. Prouvé : une condamnation ou un document officiel l'établit. On l'affirme.
  2. Documenté : un journalisme sérieux l'a publié, pièces à l'appui. On l'affirme en citant qui l'a publié.
  3. Allégation : c'est ce que dit l'une des parties, l'escroc, une victime ou un avocat. On l'attribue : « selon lui », « selon le parquet ».
  4. Légende : c'est répété sans preuve. On le raconte comme une légende, ou on ne le raconte pas.

C'est cette méthode qui permet des épisodes comme celui de Frank Abagnale : son histoire de faux pilote et de faux médecin, popularisée par Hollywood, se heurte aux registres pénitentiaires publiés par le chercheur Alan C. Logan. Lorsque les sources ne concordent pas, nous le disons (« les sources varient entre X et Y »). Les estimations sont présentées comme des estimations.

Que vérifions-nous deux fois ?

Les affirmations sensibles : montants, condamnations, délits imputés, données sur les victimes, les mineurs ou la santé. Elles exigent deux sources indépendantes ou une source primaire. Et pas seulement dans la narration : tout texte à l'écran est une affirmation. Les cachets, les intertitres, les chiffres des collages et les titres des miniatures passent la même vérification que la voix.

Pour les personnes vivantes ou les procédures en cours, nous sommes plus stricts : nous ne racontons que ce qui a déjà été publié et documenté (condamnations, pièces judiciaires, enquêtes publiées), toujours attribué à sa source et sans qualificatif qu'un tribunal n'aurait pas prononcé. Avant la sortie de chaque épisode, nous vérifions de nouveau où en est l'affaire (appels, grâces, nouvelles procédures) et nous notons la date de consultation.

Quand un épisode fait parler un personnage, le scénario indique si ses mots sont réels (dits ou écrits par lui, avec la source) ou reconstitués (une scène documentée dont les paroles sont reconstruites fidèlement au sens). Nous ne mettons jamais dans la bouche de quelqu'un un fait qui ne figure pas dans l'enquête.

Comment signalons-nous les archives réelles et les reconstitutions ?

Une archive réelle (photos du protagoniste, documents, chèques, billets, presse d'époque) n'entre dans un épisode qu'à trois conditions : elle provient de l'enquête, elle a une fonction (situer le contexte, prouver un fait ou maintenir l'attention) et elle est rattachée à une phrase précise de la narration. Elle porte le cachet « ARCHIVE RÉELLE · MATERIUM » et un crédit indiquant la source et la licence.

Nous n'utilisons que des documents du domaine public ou sous licence libre (Wikimedia Commons, archives nationales, documents officiels, photos d'identité judiciaire diffusées par les autorités) ou, de façon brève, transformée et créditée, à titre de citation, au titre de l'article 32 de la loi espagnole sur la propriété intellectuelle, dont relève la production. Nous n'utilisons jamais d'images extraites d'autres documentaires, ni de photos d'agence ou de photographes de presse. Des victimes, nous ne montrons que ce qu'elles ont elles-mêmes rendu public ; dans le doute, rien. Les données personnelles de tiers sont masquées.

Quand il n'existe pas d'archive, surtout pour les affaires du XIXe siècle, nous reconstituons : une lettre, un reçu, une coupure de journal ou un portrait d'époque, reconstruits avec l'intelligence artificielle à partir de ce que décrivent les sources. Ce qu'on ignore reste illisible ou flou. Chaque reconstitution porte le cachet « RECONSTITUTION · MATERIUM » et le crédit « Reconstitution d'après » la source qui la décrit. Les portraits reconstitués ne sont jamais photoréalistes : ils sont traités à la manière d'une gravure, d'une peinture à l'huile ou d'une illustration de presse. Et chaque vidéo est mise en ligne sur YouTube avec la mention de contenu modifié ou synthétique activée.

Que se passe-t-il si nous nous trompons ?

Nous corrigeons, et à la racine. Écrivez-nous à info@materium.tv en indiquant la page ou l'épisode, la phrase ou la minute et, si possible, la source qui la contredit. Nous examinons chaque signalement à la lumière des sources de l'affaire.

Au sein de l'équipe, chaque erreur suit un protocole en cinq étapes : elle est consignée dès qu'elle est repérée, on en cherche la cause profonde (pourquoi le processus a laissé passer l'erreur, pas seulement où elle est apparue), on la corrige dans le processus commun et pas seulement dans l'épisode concerné, on met en place un contrôle qui empêche qu'elle se reproduise et on réexamine les épisodes précédents avec ce contrôle. Une erreur sans contrôle est considérée comme ouverte, même si l'épisode a déjà été corrigé. Sur ce site, lorsqu'une correction modifie une donnée, la page et sa date de modification sont mises à jour.

Que ne faisons-nous pas ?

  • Nous ne demandons pas d'argent. Jamais. Ni par e-mail, ni sur les réseaux sociaux, ni sur WhatsApp. Quiconque le fait au nom de MATERIUM cherche à vous escroquer.
  • Nous ne récupérons pas d'argent. Les offres de récupération des sommes perdues contre une commission sont, en elles-mêmes, une arnaque bien connue.
  • Nous ne donnons aucun conseil financier, juridique ou fiscal, et ne recommandons ni placements ni produits.
  • Nous ne recueillons pas de données sur les victimes ni sur des cas particuliers.

Si vous pensez être la cible d'une arnaque, utilisez notre vérificateur pour reconnaître une arnaque et adressez-vous à votre banque, à la police ou à la gendarmerie, et aux autorités compétentes (en France, les listes noires de l'AMF, les registres ORIAS et REGAFI, et Info Escroqueries au 0 805 805 817). Pour comprendre pourquoi les escroqueries sur lesquelles nous avons enquêté ont fonctionné, commencez par Les Lois de la tromperie ou par les affaires documentées, et si vous voulez savoir qui fait la série, lisez ce qu'est MATERIUM.

Questions fréquentes

Quelles sources utilise MATERIUM ?

Au moins dix sources lues en entier par affaire, dont trois ou plus sont primaires : jugements, actes d'accusation, communiqués officiels du parquet ou de la police, registres publics ou documents de l'escroquerie elle-même. Viennent ensuite les archives de presse, les ouvrages de référence et la presse de qualité.

Comment savoir si une image de MATERIUM est réelle ou reconstituée ?

Grâce au cachet. Les archives authentiques portent « ARCHIVE RÉELLE · MATERIUM » et le crédit de leur source ; ce qui est reconstruit porte « RECONSTITUTION · MATERIUM » et la source sur laquelle il s'appuie. Les figures sans visage sont l'univers visuel de la série, pas des portraits de qui que ce soit.

J'ai trouvé une erreur dans un épisode, que faire ?

Écrivez-nous à info@materium.tv en indiquant l'épisode ou la page, la minute ou la phrase et, si possible, la source qui la contredit. Nous examinons chaque signalement et, s'il y a une erreur, nous corrigeons la page et le signalons.

MATERIUM peut-il m'aider à récupérer mon argent ?

Non. Nous ne récupérons pas d'argent, ne donnons aucun conseil financier ou juridique et ne demandons jamais de paiement. Si vous avez été victime d'une arnaque, adressez-vous à votre banque, à la police ou à la gendarmerie, et à l'AMF. Méfiez-vous de quiconque propose de récupérer votre argent contre une commission.

Sources